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Evénements
La fête de fin d’année
On se souvient, le spectacle de 2009 :
La pièce de théâtre jouée ce mois de Juin à l’école était mise en œuvre d’après un conte très populaire en … Corée. Dépaysement total et poésie étaient au rendez-vous.
Pyoung-Gang, la "princesse des larmes"
Il était une fois, au « pays du matin calme », une jeune princesse jolie, intelligente mais d’une sensibilité maladive : « même en voyant la lune elle pleurait à chaudes larmes en se disant qu’elle devait avoir froid là-haut toute seule ! ». Or, dans les environs, vivait Ondal, un mendiant que tout le monde surnommait « Babo » ce qui veut dire fou, idiot, stupide en coréen. Bien sûr, chacun imaginait les choses les plus extravagantes à son propos : « Il habite dans une grotte avec les bêtes et il vit comme un animal ! » Et que donnera la rencontre de deux êtres aussi différents l’un de l’autre (en apparence !) ?
Les palanquins se rendent au palais
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Nos deux jumeaux incarnant "l’hiver"
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Un garde
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Le couple royal
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Le secret, comme d’habitude avait été « presque » bien gardé tout au long de l’année et nous avons eu la joie de faire salle comble aux deux représentations prévues.
Tout l’organisation matérielle de la soirée du vendredi et de l’après-midi du lendemain était prise en charge par les parents : participation très précieuse qui permet aux enseignants de se consacrer totalement au bon déroulement du spectacle et d’être ensuite disponible pour recevoir les visiteurs.
Le dîner "champêtre"
La journée du samedi s’est terminée par un dîner très convivial que les parents, biens rôdés par leur expérience de l’an dernier, avaient préparé avec grand soin.
Ce soir-là, la brouette à fourrage change d’utilisation, pour la plus grande joie de ses "occupants"
Mais laissons la plume à deux spectateurs qui ont gentiment accepté de nous envoyer leurs impressions pour notre site. Grand merci à eux !
Le grand-père d’un des enfants :
Le 20 juin 2009 en fin d’après-midi, une nouvelle fois nous quittons émerveillés le "théâtre" de l’Ecole Saint-Martin. Toujours avec ce sentiment d’une représentation encore meilleure que la précédente : le texte porteur de valeurs simples est excellent ; les acteurs de 3 à 11 ans se surpassent ; les vêtements et leurs tissus, comme les décors, paraissent de plus en plus riches et réussis. On sait pourtant bien que les moyens sont très limités et que le résultat n’est dû qu’au talent, aux astuces et surtout au travail de beaucoup : "Tante Mimi" et les institutrices bien sûr, mais aussi des amis de l’école et les élèves qui donnent leur avis dans la préparation, y compris dans le texte.
Pour mieux comprendre cette réussite, j’ai mené une petite enquête auprès de ces derniers. Le secret du thème, un pays et une histoire, est gardé toute l’année. Pour 2009, ce fut la Corée ; et comme il ne s’agit pas de raconter n’importe quoi, l’école s’est assuré les conseils d’une Coréenne* installée à Paris !
Tout commence en début d’année lorsqu’élèves et enseignants votent pour le pays. C’est le point de départ de la conception et de l’écriture de la pièce, de la répartition des rôles et des répétitions plus qu’hebdomadaires pour tous les petits acteurs. Enfin, la semaine précédant la "première", on met les bouchées doubles. Parmi tous les travaux autour de la pièce, les livrets pour les spectateurs ne sont pas oubliés, chacun de ces livrets étant une œuvre unique dessinée, colorée, écrite par des acteurs. Et c’est alors la réussite méritée.
Atelier couture avec Sandrine, grâce à qui nous avons eu de si beaux costumes cette année
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Fabrication de chapeaux et prise de mesures pour placer des élastiques aux pantalons
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Fabrication du "lion" pour le "Talchum" (danse masquée)
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Peinture de décors
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Cette réussite est à l’image de l’école Saint-Martin et de sa pédagogie. Bien sûr, l’école Saint-Martin, c’est le suivi de l’intégralité du programme scolaire avec grand succès. C’est aussi l’acquisition de connaissances de culture générale, l’initiation aux travaux manuels de la ferme -jardinage, soin des animaux de la basse-cour-, ou au ménage des locaux. C’est enfin et surtout des valeurs intégrées à l’enseignement et une pédagogie de la méthode : rigueur et opiniâtreté, exigence et donc goût du travail bien fait.
La représentation théâtrale en est le couronnement : il n’est qu’à voir le plaisir des acteurs eux-mêmes, dans leur jeu et dans leur salut final !
Un fidèle (grand-père) des représentations théâtrales
*Sabine Yi, qui nous a guidés avec beaucoup de gentillesse tout au long de l’année, était parmi nous aux deux représentations. Elle a également écrit un article sur le site franco-coréen dont elle est responsable, Co-Wins. Nous l’avons copié ci-dessous.
Sabine Yi :
Ondal console la princesse
Personne ne pourrait imaginer que nos jeunes artistes aient un si grand talent naturel. C’est un moment d’émotion pure. Les enfants et leurs professeurs ont travaillé, répété, se sont imprégnés de l’esprit du conte " Babo Ondal".
Le décor est à la fois simple et élaboré, respectueux des couleurs coréennes. Il faut voir les détails du toit de la petite salle juxtaposée à la scène centrale et servant à la fois (après transformation astucieuse) de bibliothèque royale et, plus tard, de maison rustique pour la princesse et Ondal.
Fabrication du tigre et du dragon pour la scène du rêve
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Le "rêve" de Pyoung-Gang
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Peinture du toit pour la bibliothèque royale
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Séance de papier mâché pour les chapeaux des dignitaires de la cour
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Les costumes, tous faits "maison" sont magnifiques. Le choix des musiques traditionnelles, également "travail maison" est remarquable. Elles sont mises en valeur par la résonance grave et majestueuse du gong qui annonce l’ouverture des rideaux, les entrées du couple royal et les changements de décors… Quel beau travail des jeunes élèves et des enseignants !
Du plus petit au plus grand, chacun a du pain sur la planche !
La pièce commence par une danse de masques dans le village. A la fois sérieuse, rigoureuse et joyeuse, l’histoire se déroule dans une harmonie parfaite des gestes et des paroles. Les changements de décors se font devant les spectateurs d’une manière très naturelle. Il nous faudrait des pages entières pour expliquer les détails qui sont touchants, comme, par exemple, les coiffures de chaque artiste.
A la fin, les acteurs ont chanté sur un air coréen « Dal Dal Mou Seun Dal », sans accompagnement d’instrument, cette chanson :
Ondal et la princesse
Ont appris avec bonheur
Qu’il n’y a de vraie noblesse
Que celle de notre cœur. | Parole de sagesse,
Très honorés spectateurs,
Qui, nous en faisons promesse,
Vous mettra la joie au cœur ! |
Le chant coréen
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Le public ravi s’est levé pour ovationner longtemps les "artistes" qui, tout émus par les applaudissements interminables des spectateurs, étaient radieux du bonheur.
Le salut final
Je les ai moi-même questionnés ensuite :
Et vous, qu’avez-vous appris en jouant Babo Ondal ?
Les enfants ont répondu comme s’ils savaient leur réponse depuis longtemps.
Hermine (qui a joué le rôle du roi) : "La Noblesse de Cœur."
Jessica (la princesse) : "Savoir penser un peu plus aux autres moins favorisés que moi."
Fabien (Ondal) : "J’ai bien aimé la musique coréenne et la danse masquée. C’est très amusant !"
Blandine (institutrice qui a dessiné et fabriqué l’ensemble des décors) : "J’ai changé la couleur du trône comme vous me l’avez conseillé."
C’est un très grand travail ?
Blandine : "Oh Non, j’aime dessiner, j’aime créer, et les enfants m’ont beaucoup aidée !"
Dominique (institutrice qui a choisi les musiques et participé aux costumes) : "On apprend beaucoup en préparant une pièce de théâtre qui vient d’une civilisation différente. Nous avons ainsi découvert une foule de choses sur la Corée. Et cela crée des occasions de rencontres toujours enrichissantes qui conduisent même à de profondes amitiés !"
Mais nous n’en parlerons pas trop car un DVD va arriver prochainement. Nous sommes fiers d’avoir été un modeste référent de cette pièce. Cela a été une belle expérience que nous allons sûrement renouveler !
Yisa
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